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Berichte / Rapports

Nach dem «Philips»-Entscheid im Jahr 2002 hatte der EuGH – diesmal in Bezug auf den achtnoppigen (4x2), roten Klemmbaustein von Lego – erneut ĂŒber die MarkenfĂ€higkeit eines bedeutenden dreidimensionalen Zeichens zu urteilen. Im Mittelpunkt der gerichtlichen Auseinandersetzung stand hierbei das Eintragungshindernis von Art. 7 Abs. 1 Buchst. e Ziff. ii VO (EG) Nr. 40/94. FĂŒr die in diesem Verfahren strittige Ware «Bauspielzeug» der Klasse 28 des Nizza-Abkommens hat der Gerichtshof das Rechtsmittel abgewiesen und damit die dreidimensionale EU-Gemeinschaftsmarke fĂŒr den Lego-Stein letztinstanzlich fĂŒr nichtig erklĂ€rt. Nicht einmal die rote Farbe des Bausteins, welche i.c. als nicht funktionelles Element galt, hat dieses Resultat verhindert.

Somit hat der EuGH auf europĂ€ischer Ebene entschieden, was in der Schweiz nach den Bundesgerichtsentscheiden «Lego III (3D)» von 2003 und «ErlĂ€uterungen zu Lego III (3D)» von 2004 (noch) nicht geklĂ€rt ist. Der vorliegende Entscheid dĂŒrfte fĂŒr Aufsehen sorgen. Denn mit dem absoluten Ausschlussgrund von Art. 2 Buchst. b 2. Teil MSchG lĂ€sst sich die eidgenössische Rechtslage im relevanten Bereich mit derjenigen der EU vergleichen. Hinzu kommt, dass im schweizerischen Markenregister bei den fĂŒnf dreidimensionalen Marken fĂŒr Lego-Steine keine FarbansprĂŒche vermerkt sind, mithin – im Gegensatz zum europĂ€ischen Sachverhalt – ein vor Gericht möglicherweise dienlicher, nicht funktioneller Bestandteil fehlt.

AprĂšs l’arrĂȘt «Philips» rendu en 2002, la CJUE devait Ă  nouveau – cette fois en relation avec les briques de construction rouges de Lego avec huit saillies cylindriques (4x2) – juger de la possibilitĂ© pour un signe en trois dimensions bĂ©nĂ©ficiant d’une notoriĂ©tĂ© importante d’ĂȘtre protĂ©gĂ© par le droit des marques. La Cour a principalement dĂ©battu de la restriction Ă  l’enregistrement prĂ©vue Ă  l’art. 7 al. 1 let. e ch. ii du RĂšglement (CE) no 40/94. S’agissant des «briques de construction» de la classe 28 de la Convention de Nice, qui Ă©taient au cƓur du litige, la Cour a rejetĂ© le recours et a constatĂ© en derniĂšre instance la nullitĂ© de la marque communautaire en trois dimensions pour les briques de Lego. MĂȘme la couleur rouge de la brique, qui n’était pas considĂ©rĂ©e en l’espĂšce comme fonctionnelle, n’y a rien changĂ©.

Ainsi, la CJUE a rendu une dĂ©cision au niveau europĂ©en sur un point qui n’était pas (encore) Ă©clairci en Suisse suite aux dĂ©cisions rendues par le Tribunal fĂ©dĂ©ral dans les causes «Lego III (3D)» de 2003 et «interprĂ©tation de Lego III (3D)» de 2004. L’arrĂȘt dont il est ici question devrait faire sensation. En effet, la situation juridique basĂ©e sur le motif d’exclusion de l’art. 2 let. b 2Ăšme partie LPM est comparable avec celle en vigueur au sein de l’UE pour le domaine concernĂ©. S’ajoute Ă  cela qu’aucune revendication de couleur ne figure dans le registre suisse des marques pour les cinq marques en trois dimensions concernant les briques Lego; contrairement Ă  l’état de fait jugĂ© en droit europĂ©en, il leur manque donc un Ă©lĂ©ment non fonctionnel qui aurait pu avoir son importance devant un tribunal.

Adrian M. Bienek | 2011 Ausgabe 5