11 | 2021
Rechtsprechung | Jurisprudence
4.Kennzeichenrecht | Droit des signes distinctifs
4.1Marken | Marques

Datum – Nummer | Date – NumĂ©ro

Thema | ThĂšme

Kernaussage | Point central

Ergebnis | Décision

TAF du 19 mai 2021

(B-3866/2020)

«KOHLER»

Demande de radiation:

DĂ©limitation de l’objet de la procĂ©dure de recours; possibilitĂ© pour l’IPI de se fonder sur des piĂšces produites dans une procĂ©dure distincte

L’objet de la procĂ©dure de recours est limitĂ© Ă  ce qui a Ă©tĂ© ou ce qui aurait dĂ» ĂȘtre l’objet de la procĂ©dure de premiĂšre instance.

La dĂ©cision attaquĂ©e a constatĂ© le dĂ©faut d’objet de la demande de radiation, la marque visĂ©e ayant dĂ©jĂ  Ă©tĂ© radiĂ©e Ă  la requĂȘte d’un tiers, dans une procĂ©dure distincte. Par consĂ©quent, la procĂ©dure de recours ne peut pas porter sur l’éventuelle existence d’un juste motif du dĂ©faut d’usage de la marque d’ores et dĂ©jĂ  radiĂ©e, sur la rĂ©partition des frais et des dĂ©pens dans la procĂ©dure tierce, sur la publication de la dĂ©cision de radiation de la marque, etc.

Dans la procĂ©dure de radiation d’une marque, l’IPI fonde sa dĂ©cision sur la vraisemblance du dĂ©faut d’usage, respectivement, de l’usage ou d’un juste motif du dĂ©faut d’usage. DĂšs lors, si, Ă  un mois et demi d’intervalle, l’IPI reçoit de deux personnes distinctes deux demandes de radiation de la mĂȘme marque, il peut, dans la seconde procĂ©dure, fonder sa dĂ©cision sur les piĂšces reçues du dĂ©fendeur dans la premiĂšre procĂ©dure.

Irrecevabilité de certaines conclusions; défaut de fondement des autres

(Rejet du recours)

TAF du 25 mai 2021

(B-1269/2020)

«QUANTEX/Quantedge (fig.)»

Opposition:

Marques dont les effets sonores et visuels sont similaires; toutes deux enregistrées pour des services financiers, leur signification fait aussi penser à la finance

L’élĂ©ment figuratif de la marque attaquĂ©e se limite Ă  l’emploi d’une police de caractĂšres courante, de sorte que la marque est perçue comme une marque verbale.

La marque antĂ©rieure est faiblement distinctive en relation avec les services revendiquĂ©s (cl. 36), qui sont identiques ou, pour le moins, similaires; son aire de protection est ainsi rĂ©duite. Son usage n’est pas suffisant pour accroĂźtre sa connaissance et, partant, sa force distinctive.

Les milieux concernĂ©s voient dans l’élĂ©ment initial de chacune des marques, «Quant-», une allusion au recours Ă  des modĂšles mathĂ©matiques et des algorithmes pour l’analyse des marchĂ©s financiers (cf. not. «quantitative finance»). La terminaison de la marque antĂ©rieure («-ex») ne confĂšre pas Ă  cette derniĂšre un sens particulier. Le second Ă©lĂ©ment de la marque attaquĂ©e se comprend comme «hedge» et renforce l’association d’idĂ©es entre la marque et la finance. Il existe dĂšs lors un risque de confusion entre les deux marques.

Risque de confusion

(Admission du recours)

TAF, sic! 2018, 321 – Quantex/Quantum Capital Partners; ATF 94 II 44 –
SPANDON/SPANTEX; TAF, B-4070/2007 – LEVANE/LEVACT; TAF, B-317/2010 –
LIFETEX/LIFETEA.

| TAF du 30 juin 2021

(B-1778 + 1786/2019)

«PYRAT/thePirate.com (fig.) +
tP thePirate. com (fig.)»

Opposition:

Absence de risque de confusion dĂ©coulant de la prĂ©sence, dans la marque attaquĂ©e, d’un Ă©lĂ©ment figuratif frappant, absent dans la marque antĂ©rieure

Le rhum est un produit identique aux boissons alcoolisĂ©es (Ă  l’exception des biĂšres) et similaire aux biĂšres. Cette similaritĂ© existe aussi entre le rhum et les eaux minĂ©rales et gazeuses, les autres boissons sans alcool, les boissons Ă  base de fruits et de jus de fruits, les sirops et autres prĂ©parations pour faire des boissons; en effet, le rhum et ces autres boissons entrent frĂ©quemment dans la composition de cocktails et «long drinks» mis dans le commerce ou prĂ©parĂ©s par les mĂȘmes canaux de distribution.

La marque antĂ©rieure ne saurait ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme faiblement distinctive au motif que le mot «pirate» serait Ă©troitement associĂ© au rhum, «boisson de pirates».

La reprise, dans les marques attaquĂ©es, des lettre «P» et «rat» de la marque antĂ©rieure et la mĂȘme signification des marques en prĂ©sence amĂšnent Ă  admettre le risque de confusion avec la seconde des marques attaquĂ©es. Ce risque peut ĂȘtre Ă©cartĂ© s’agissant de la premiĂšre, en raison de la prĂ©sence d’une tĂȘte de mort coiffĂ©e d’un tricorne, cet Ă©lĂ©ment figuratif caractĂ©risant l’impression d’ensemble laissĂ©e par la marque.

Absence de risque de confusion avec la premiÚre des marques attaquées; risque de confusion avec la seconde

(Admission partielle du recours)

TAF, sic! 2020, 703 – SR/Smart Rider; TAF, B-6432/2019 – Giardino/giardino (fig.); TAF, B-1398/2011 – ETAVIS/ESTAVIS (fig.); CREPI, sic! 2005, 129 – Vismara

BVGer vom 6. Juli 2021 (B-5422/2019)

/Cannatonic

Relative AusschlussgrĂŒnde

Übereinstimmung im Element «Canna», welches als Bezeichnung fĂŒr Blumenrohr fĂŒr «Samenkörner und SĂ€mereien» (Klasse 31) absolut freihaltebedĂŒrftig ist.

Auf Grund der spezifischen EinschrÀnkung des Schutzumfanges der Widerspruchsmarke in Bezug auf die Waren rohe und nicht verarbeitete Samenkörner und SÀmereien sowie Samenkörner als Pflanzengut der Klasse 31 ist die Widerspruchsmarke CANNA (fig.) in erster Linie mit dem Zeichenelement tonic der angefochtenen Marke zu vergleichen. Zwischen diesen beiden Zeichenelementen kann indes keine ZeichenÀhnlichkeit festgestellt werden. Insgesamt besteht somit in Bezug auf die Waren rohe und nicht verarbeitete Samenkörner und SÀmereien sowie Samenkörner als Pflanzengut der Klasse 31 keine Verwechslungsgefahr.

Fehlende Verwechslungsgefahr
(Abweisung der Beschwerde)

BGer, 4A_178/2021 – CANTI/CANTIQUE; HGer BE, sic! 2002, 44 – CannaBio/
CannaBioland (fig.); HGer BE, SMI 1987, 235 – THERMA/THERMATIC; BVGer, B-1426/2018 – SPARKS/sparkchief;
RKGE, sic! 1999, 424 – THERMOS (fig.)/THERMOSTEEL (fig.).

Zusammengestellt von Gregor Wild, PD Dr. iur., Rechtsanwalt, ZĂŒrich.

RĂ©digĂ© par Michel MĂŒhlstein, Avocat, GenĂšve.
Rédigé par Anne-Virginie La Spada, Dr en droit, avocate, GenÚve.